The straight lead
Le Straight Lead p63
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La main
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La poussée (le push-off)
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Rotation des hanches et extension de l'épaule
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Contact avec la cible
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Réception du pied avant
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Réception du pied arrière et rétractation de la main
Jetons maintenant un regard plus attentif sur chacune de ces étapes. Par moments, nous devrons les décomposer, car certaines étapes se chevauchent.
PREMIÈRE ÉTAPE : LA MAIN AVANT LE PIED, TOUJOURS
Le straight lead est la technique la plus difficile en JKD, et, fort logiquement, le tout premier mouvement de ce coup de poing est l'étape la plus difficile à maîtriser. La main doit bouger avant toute autre chose, ce qui est un mouvement très contre-nature. Quand nous courons, par exemple, nous sommes habitués à la synchronisation de nos bras et de nos jambes. Ce n'est pas le cas avec le straight lead.
Le concept de « la main avant le pied » puise ses racines dans l'escrime. Bruce a pris ses indices chez Nadi qui écrivait : « Le bras doit s'étendre avant que le pied droit ne bouge pour l'exécution de la fente — une règle qui doit rester gravée dans votre esprit pour toujours. La main avant le pied, toujours. » Vous trouverez Bruce faisant référence à Nadi dans le Tao du Jeet Kune Do : « Un point important : dans toutes les techniques de main, la main bouge en premier, précédant le pied. Gardez cela à l'esprit — la main avant le pied — toujours. »
Il y a plusieurs raisons à l'insistance de Nadi. La première est une question de vitesse. Vous serez toujours capable de bouger votre main et votre bras plus rapidement que vos jambes ou votre tronc, résultant en un coup de poing qui atteindra sa cible plus tôt. Voir Figures 47 et 48.
Figure 47 : Point de départ depuis la garde.
Ce serait le bon moment pour introduire la première loi du mouvement de Newton, qui stipule qu'un objet au repos ou se déplaçant uniformément à la même vitesse, en ligne droite, continuera dans cet état à moins que des forces n'agissent sur lui. En JKD, quand nous sommes au repos...
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...dans la posture, nous sommes dans un état d'inertie. Les forces musculaires nous amènent à bouger nos mains et nos pieds, nous mettant en mouvement et nous permettant de vaincre l'inertie.
Figure 48 : La main avant doit déjà être en mouvement avant que les pieds ne bougent.
La deuxième loi du mouvement de Newton dit que l'accélération d'un objet est directement proportionnelle à la force agissant sur lui et est inversement proportionnelle à sa masse. En d'autres termes, moins un objet a de masse, plus il est facile d'accélérer cet objet. Ainsi, si nous sommes au repos dans la posture du JKD, dans un état d'inertie, il sera beaucoup plus facile pour nous de vaincre l'inertie et d'accélérer notre main, qui a moins de masse que les parties plus larges de notre corps — notre tronc ou nos jambes.
La deuxième loi de Newton est exprimée par l'équation suivante :
force=masse×acceˊleˊration
C'est un principe central du JKD. Avec 1,70 m (5'7") et entre 57 et 65 kg (126 et 143 livres), Bruce Lee était capable de générer plus de force dans ses coups de poing et ses coups de pied que des hommes d'un poids et d'une masse corporelle bien plus grands. L'équation explique comment Bruce compensait son manque de stature par la capacité d'accélérer, de faire passer sa vitesse de zéro à celle de l'éclair en très peu de temps.
Bien que pour les débutants, « la main avant le pied » puisse sembler maladroit et contre-productif, c'est en réalité un élément clé pour générer de la force pour le straight lead. Une plus grande accélération signifie évidemment aussi une meilleure chance de toucher un adversaire. La main avant le pied rend également le jab du JKD hautement trompeur. Si seule la main bouge initialement, elle est déjà à mi-chemin de la cible avant de pouvoir être détectée. Vlan ! La tête de votre adversaire a déjà basculé en arrière avant même qu'il ou elle ne se soit rendu compte que vous avez porté un coup. Le moindre mouvement du tronc ou des jambes — tous deux rendus télégraphiques par leur plus grande taille, leur plus grande visibilité et leur capacité d'accélération réduite — avant que la main n'ait initié le coup de poing vous trahira.
Bien que la main avant le pied soit un composant essentiel du straight lead, tenter de le maîtriser peut être exaspérant. Nous sommes habitués à bouger la main avec le pied, comme dans la marche et...
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...la course. Au début, vous voudrez peut-être exécuter le straight lead en déplaçant votre main simultanément avec vos pieds, en entraînant progressivement votre main avant à bouger tout juste un peu avant vos pieds. Utilisez un miroir pour un retour visuel. Pendant que vous pratiquez, commencez lentement, en prenant le temps de noter ce que l'on ressent lorsque la séquence est correcte. Exécuter des techniques en JKD, comme tout effort physique, est kinesthésique. Soyez patient. Comme tout le reste, ce n'est qu'une question de programmation neuromusculaire.
SOYEZ NON-TÉLÉGRAPHIQUE
Le straight lead est particulièrement dangereux en raison de ses propriétés non-télégraphiques. J'ai déjà mentionné l'avantage d'utiliser la main avant en raison de sa proximité avec la cible. Ce n'est un avantage, cependant, que s'il est exécuté correctement. Vous décochez votre poing droit comme une flèche d'où qu'il se trouve et ramenez la main exactement par le même chemin. En restant cohérent avec les racines du JKD, Bruce a écrit : « Le coup de poing devrait, et cela s'applique à tous les coups de poing et de pied, partir de la position de garde sans aucun mouvement inutile. » Cela peut sembler relever du bon sens, mais Dempsey semblait penser qu'être non-télégraphique était un point qui méritait d'être souligné à plusieurs reprises. Comme toujours, rationaliser vos coups de poing du début à la fin les rend plus difficiles à lire et leur donne plus de vitesse et de force.
DEUXIÈME ÉTAPE : LA POUSSÉE (THE PUSH-OFF)
Les pieds suivent le poing de quelques millisecondes seulement. C'est la poussée (push-off) mentionnée dans le chapitre sur le jeu de jambes. Si une grande partie du JKD est la science de la meilleure façon de projeter son propre poids, la poussée est ce qui met ce poids en mouvement. Vous ne trouverez aucune description de la poussée plus éloquente que celle de Nadi.
« En soulevant le talon gauche juste un tout petit peu, vous armez la jambe, prête à presser la détente et à passer à l'action. Vous profitez pleinement de l'un des ressorts les plus puissants de toute la création, la voûte plantaire, qui, lors de la fente, libère sa puissance phénoménale grâce à la pression exercée sur le sol par l'avant-pied lui-même. »
Cela semble un peu dramatique, n'est-ce pas ? L'importance, pourtant, de la jambe gauche, et plus spécifiquement de cette petite voûte plantaire résiliente en JKD, ne peut être surestimée. La voûte gauche est ce qui initie la poussée. Elle détermine à quelle vitesse vous pouvez décocher un coup de poing et la force avec laquelle vous allez tirer.
Il y a quelques points à retenir qui ont déjà été abordés dans le chapitre sur la garde. Premièrement, vous voulez sentir tout le poids sur l'intérieur de vos jambes. C'est là que l'énergie potentielle doit se trouver. Plus précisément, tout le poids, la tension et l'énergie potentielle doivent être dirigés et concentrés dans l'avant-pied de votre pied gauche. En revenant à la troisième loi de Newton, la force que vous exercez sur le sol exerce une force égale et opposée vers le haut à travers votre pied. C'est ainsi que vous êtes propulsé hors du sol. En biomécanique, nous appelons cela la « force de réaction au sol ».
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Si la pression que vous exercez est dissipée et non concentrée — si, par exemple, une partie de votre poids roule vers l'extérieur de la jambe ou du pied gauche (arrière), vous allez avoir une inertie supplémentaire à vaincre lors du démarrage. Cela vous ralentira. Voir Figure 49.
Figure 49 : Partie 1 de la poussée : lancement à partir du pied gauche.
Deuxièmement, vous voulez avoir une poussée contrôlée. Encore une fois, Bruce mettait l'accent sur des petits pas contrôlés. Vous ne voulez jamais sacrifier la distance au profit de l'équilibre. Gardez à l'esprit que vous voulez toujours conserver l'intégrité de la posture. Vous vous déplacez essentiellement d'un point A vers un point B sans perturber la position de garde (on-guard).
Rappelez-vous également que la poussée est un décollage. Vous libérez toute cette énergie potentielle stockée dans votre jambe gauche. Notez la puissance à laquelle Nadi faisait référence et la puissance « explosive » décrite par Jack Dempsey, et plus tard, par Bruce.
De la même manière que nous accélérons la main avant, nous voulons accélérer le poids de notre corps tout entier pour générer de la puissance. Pour ce faire, l'intensité et l'explosivité sont requises, en partant du sol.
UNE LÉGÈRE INCLINAISON : TRICHER AVEC L'INERTIE
Avant de passer à la rotation des hanches, il est important de noter qu'il y a plus dans la poussée que la simple poussée réelle. Rappelez-vous de la première loi de Newton : nous devons vaincre l'inertie afin de nous lancer dans le straight lead. En général, votre poids est réparti à 50-50 entre vos jambes droite et gauche. Mais quand vous êtes prêt à lancer un straight lead, vous trichez en fait un peu avec l'inertie en déplaçant votre poids tout juste un peu vers la jambe avant, et vous aurez besoin de moins de force pour propulser le poids de votre corps dans le coup de poing.
Le transfert est presque imperceptible. Il y a un léger pivot au niveau de la hanche gauche, et avec ce pivot vient une minuscule extension du genou gauche. Le talon gauche sera soulevé d'un ou deux pouces supplémentaires. Cela ouvre la posture et déplace le poids vers l'avant. Encore une fois, c'est presque imperceptible, mais avec votre poids déjà déplacé dans la direction où vous prévoyez de bouger, il sera un peu plus facile de vaincre l'inertie et de propulser votre corps vers l'avant. Voir Figures 50 à 53.
Ce minuscule changement est comme armer un pistolet. Vous ne l'employez que lorsque vous êtes sur le point de tirer. Notez également que ce changement est juste...
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...assez pour vous donner un avantage sur l'inertie mais pas au point de perturber votre équilibre.
Vous trouverez des preuves de cette légère inclinaison dans le Tao du Jeet Kune Do, dans lequel Bruce mentionne le maintien d'un « centre de gravité légèrement vers l'avant. »
Figure 50 : Départ à partir de la posture.
Figure 51 : La légère inclinaison. Le talon gauche est légèrement soulevé, provoquant le transfert de votre poids vers l'avant.
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Figure 52 : Position de départ.
Figure 53 : Quand vous vous inclinez vers l'avant, vous allez aussi pivoter légèrement vers votre droite. Cela ouvre un peu la posture et vous donne plus d'espace pour la rotation des hanches.
MANIÈRES DE DIRIGER LE MOUVEMENT
C'est maintenant le bon moment pour discuter des trois directions de mouvement impliquées dans le lancement de n'importe quel coup de poing. Premièrement, nous avons le mouvement horizontal linéaire, un mouvement le long d'une trajectoire en ligne droite. En JKD, cela signifie avancer ou reculer. La deuxième direction est le mouvement vertical linéaire — en termes plus simples, de haut en bas par rapport à la surface de la terre. Sauter de haut en bas est...
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...un exemple de mouvement vertical. Tout comme le travail de jambes impliqué dans le lancer d'un uppercut. Enfin, nous avons le mouvement de rotation, défini comme un mouvement circulaire autour d'un axe. Pensez à une porte pivotant sur une charnière.
Nous reviendrons sous peu sur la poussée (push-off), les directions du mouvement et l'importance d'une réception correctement synchronisée. Mais avant de faire cela, nous devons discuter de la rotation des hanches et de l'extension de l'épaule.
TROISIÈME ÉTAPE : ROTATION DES HANCHES ET EXTENSION DE L’ÉPAULE
Pour que vous compreniez la troisième étape du lancer d'un straight lead, je vais devoir décrire un type particulier de mouvement que les physiciens appellent le mouvement d'un projectile. Un projectile est défini comme tout objet qui se déplace dans l'air ou dans l'espace, sur lequel n'agit que la gravité. Si nous devions tirer une flèche droit devant nous, elle suivrait une trajectoire courbe vers le bas et finirait par toucher le sol. Ce mouvement vers le bas est le résultat de la gravité, qui exerce une force verticale vers le bas sur la flèche. S'il n'y avait pas de gravité, la flèche continuerait indéfiniment sur une trajectoire droite. Cependant, à cause de la gravité, elle se déplace en réalité dans deux directions : droit devant sur une trajectoire horizontale et vers le bas vers la surface de la terre. Comme elle est tirée vers le sol, la vitesse à laquelle elle se déplace horizontalement est ralentie. Quand vous lancez le straight lead, votre corps suit une trajectoire courbe similaire. La trajectoire de n'importe quel projectile est illustrée à la Figure 54.
Figure 54 : Trajectoire du mouvement d'un projectile.
Lors du lancer d'un straight lead, la rotation de la hanche aide à compenser cet effet de la gravité. Premièrement, elle vous permet d'augmenter votre accélération vers la cible. Une fois que vous avez lancé votre main avant et que vous vous êtes propulsé hors du sol, la gravité va vous ralentir en vous entraînant vers le sol. Mais ce n'est pas ce que nous voulons ! Pour générer le plus de force, vous devez continuer à accélérer.
Pour y parvenir, vous faites pivoter votre torse. C'est ici que Ted Wong utilise l'analogie d'une vague. Si vous avez déjà regardé les vagues à la plage, vous remarquerez qu'une vague peut commencer seule, puis en rejoindre une autre. Et cette plus grande vague, qui était à l'origine deux vagues, peut en rejoindre encore une autre et ainsi de suite. Vous remarquerez également que cette seule grande vague continue de prendre de la vitesse à mesure qu'elle s'approche de la plage. Chaque vague plus petite apporte un élan et une accélération propres, s'ajoutant à l'accélération de la plus grande vague. Ce "bombora" (vague de fond) redoutable gagne en vitesse avec chaque vague plus petite qu'il ramasse jusqu'à ce qu'il s'écrase finalement sur le rivage.
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C'est le principe derrière la séquence du straight lead. Nous voulons gagner de la vitesse à chaque étape. D'abord, la main jaillit. Ensuite, nous poussons (push off). Dans la seconde moitié de la poussée, alors que nous sommes entraînés vers le bas par la gravité, un pivot rapide des hanches nous permet de gagner de la vitesse juste avant d'établir le contact avec la cible.
L'accélération n'est pas le seul avantage de la rotation des hanches. L'un des principes clés du JKD est que, pour n'importe quel coup de poing ou de pied, vous voulez que vos hanches se déplacent vers la cible de sorte que, lors de l'impact, la hanche pointe vers celle-ci. Cela a encore une fois trait à la science de la meilleure façon de projeter le poids de son corps. La majeure partie de votre poids se situe dans votre tronc. Faites pivoter votre tronc, et vous serez capable de diriger la plus grande partie de votre poids corporel dans un coup de poing.
Le principe est vrai pour pratiquement n'importe quel sport. Au baseball, la force de votre swing dépend largement du couple (torque) que vous générez avec vos hanches. À mesure que la technique au tennis est devenue plus sophistiquée, les joueurs sont passés d'une posture de coup droit fermée à une posture ouverte pour permettre une plus grande rotation des hanches. Dans Art and Magic of Quarterbacking de Joe Montana, il explique comment il utilise son corps pour lancer des passes plutôt que d'utiliser uniquement son bras. Il poursuit en expliquant comment une mécanique appropriée a sauvé son bras et a prolongé sa carrière. Il en va de même pour le JKD. Nous ne voulons jamais frapper « avec le bras » (arm-punch). Comme Dempsey l'a souligné tout au long de son livre, la clé pour des coups de poing puissants est de savoir comment utiliser le poids de votre corps.
Comme montré dans le chapitre sur la posture, la rotation des hanches nous place également dans le meilleur alignement pour absorber les forces qui nous reviennent, économisant ainsi de l'usure sur nos articulations. Et si cela ne suffisait pas, ce petit pivot supplémentaire des hanches nous donne quelques pouces critiques d'allonge supplémentaire.
Vous voudrez « mettre votre épaule » dans le coup de poing lorsque vous ferez pivoter vos hanches. Étendez complètement l'épaule, mais attention : n'ajoutez pas d'allonge linéaire supplémentaire en tendant vos jambes. C'est une erreur très courante. Les gens ont tendance à penser que, parce que le coup de poing avant est dirigé linéairement vers la cible, toute la puissance doit provenir de mécanismes linéaires. Faux. La rotation de votre tronc est essentielle pour générer de la force. La partie linéaire du coup de poing est principalement contrôlée par l'extension de la main et la poussée (push-off). Voir Figures 55 et 56.
Figure 55 : N'essayez pas d'ajouter de la puissance en tendant votre genou et en cherchant à atteindre l'avant. Quand votre torse dépasse votre genou...
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...vous perdez l'équilibre et l'effet de levier.
Figure 56 : Rotation correcte des hanches et extension de l'épaule. Le centre de gravité est maintenu bas et se trouve bien à l'intérieur des limites déterminées par les deux pieds.
Ainsi, lorsque vous faites pivoter vos hanches et étendez l'épaule, assurez-vous de maintenir l'intégrité de votre posture. Gardez votre centre de gravité bas, et maintenez la flexion et la souplesse de vos genoux. Une astuce que j'aime utiliser est de regarder les bandes sur mon pantalon. Les bandes doivent tourner alors que vos jambes restent pliées au niveau des genoux. À part une légère inclinaison vers l'avant, votre torse ne doit pas avancer. Voir Figures 57 et 58.
Figure 57 : Position de départ. Notez où se trouvent les bandes de mon pantalon.
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Figure 58 : Rotation avec extension de l'épaule et du bras. Les bandes de mon pantalon devraient maintenant faire face à la cible, mais en même temps, mon torse ne dépasse jamais mon genou avant.
Le mouvement de rotation joue un rôle bien plus important dans d'autres coups de poing, comme le crochet, mais c'est un élément critique dans le lancer de tous les coups de poing, y compris pour un straight lead efficace.
QUATRIÈME ÉTAPE : NOUS AVONS ÉTABLI LE CONTACT ! LE STRAIGHT LEAD À L'IMPACT
D'après le chapitre sur la posture, vous connaissez déjà la ligne de puissance (power line) et pourquoi il est si important de toucher avec les trois articulations du bas lors de l'impact. Vous n'ajouterez pas seulement plus de force à vos coups de poing, mais vous réduirez également considérablement le risque de blessures à la main et au poignet. Quelques points que vous devez garder à l'esprit au moment précis de l'impact sont la distance, la précision et la traversée du coup (follow-through).
EFFET DE LEVIER (LEVERAGE)
Savoir comment lancer un straight lead est de peu d'utilité si nous ne sommes pas dans la position appropriée. Évidemment, si nous sommes trop loin de la cible, nous ne pouvons pas l'atteindre. Moins évident est le fait qu'être trop près est presque aussi mauvais. Si vous vous bloquez vous-même (jam yourself), vous perdez l'effet de levier. À titre d'exemple, considérez le développé couché (bench press). Soulever tôt lors d'une répétition est plus difficile que de soulever les 3-4 derniers pouces. C'est lorsque vous tendez vos bras pour ces derniers pouces que vous avez le plus de levier. La même chose est vraie pour le straight lead. Vous voudrez qu'il vous reste environ 3 à 4 pouces d'extension au niveau du coude lorsque votre poing touche réellement la cible. C'est là que vous aurez le maximum de levier, et vous voulez que ce point se situe au moment précis où vous établissez le contact. Pour maximiser l'effet de levier, vous devez donc maintenir une distance appropriée par rapport à la cible. Voir Figures 59 et 60.
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Figure 59 : Une position correcte du bras à l'impact permet un effet de levier optimal.
Figure 60 : Vous devriez avoir juste assez de flexion dans votre bras à l'impact pour permettre une traversée (follow-through) d'environ 3 pouces (7,5 cm) au-delà de la cible.
PRÉCISION (ACCURACY)
Jusqu'à ce point, nous avons initié le straight lead en projetant la main avant de déplacer nos pieds. Nous avons explosé hors du sol avec la poussée (push-off). Nous avons augmenté la vitesse de notre main et lancé le poids de notre corps dans le coup de poing en faisant pivoter notre tronc et nos épaules, et nous avons parfaitement jugé notre distance. Mais tout cela ne vaut que très peu si nous manquons la cible. Pour porter un coup de poing efficace, vous devez diriger toute votre vitesse, votre énergie, votre forme, votre alignement et votre poids corporel vers un petit point unique qui culmine au niveau de ces trois articulations inférieures de votre main.
C'est ici que les exercices aux pattes d'ours (focus mitts) sont inestimables. Contrairement au sac lourd, lorsqu'il s'agit de précision, les pattes d'ours ne mentent pas. Vous voudrez atterrir carrément sur ce petit point — il est là pour une raison — à chaque fois. Pas de dérapage sur la patte d'ours. Pas de patte d'ours qui vacille. Vous saurez quand vous en réussirez un bon. Vous le sentirez. Bien sûr, vous ne voudrez pas avoir vos yeux rivés sur une cible potentielle tout le temps. Mais vous devez concentrer vos yeux comme un laser sur la cible pendant ces millisecondes précédant l'impact.
De même, votre hand devrait être complètement relaxée jusqu'au moment précis avant de toucher la cible. Être inutilement tendu gaspille de l'énergie et vous ralentit. Pensez-y. Une fois que vous voyez la cible, vous devez surmonter cette tension et relaxer vos muscles d'abord, afin de pouvoir les déplacer. Vous...
Cette page conclut l'explication sur la précision et l'importance du relâchement musculaire jusqu'au dernier moment. Souhaitez-vous une analyse ou un résumé de l'ensemble de ces étapes techniques ?
Page 74 : Cinquième Étape
...peuvent éliminer cette étape en étant détendus dès le départ. Plus facile à dire qu'à faire, je sais. Mais n'oubliez pas d'y travailler.
En ce qui concerne le serrage du poing, rappelez-vous qu'il ne se produit que juste avant l'impact. Comme c'est toujours le cas — les muscles ne devraient être activés que lorsqu'ils sont nécessaires. Sinon, vous gaspillez de l'énergie et restreignez votre capacité à bouger rapidement.
TRAVERSÉE DU COUP (FOLLOW-THROUGH)
L'étape finale de la prise de contact avec une cible est la traversée du coup. Ici, Bruce a été influencé par Haislet :
« Un coup n'est jamais frappé sur une marque. Il est conduit à travers une marque. La traversée du coup est tout aussi importante en combat qu'elle l'est dans n'importe quel autre sport, et la traversée du coup ne peut être obtenue qu'en frappant à travers et au-delà du point d'attaque. »
Lancer un ballon de football américain, de baseball, au lancer du poids ou un frisbee. Le swing au golf. Le service au tennis, le revers, le coup droit. Ils se terminent tous par une traversée du coup. Le straight lead n'est pas différent. Gardez toujours à l'esprit que vous voudrez frapper à travers la cible, environ 3 à 4 pouces (7,5 à 10 cm) au-delà du point de contact.
C'est ici que l'élan (momentum) entre en jeu. Je définirai et discuterai de l'élan plus en détail dans la section suivante. Pour l'instant, sachez simplement que nous ne voulons pas diminuer notre élan avant le contact. Nous voulons maximiser l'utilisation de ce poids corporel au point de contact. Votre élan vous portera dans la traversée du coup.
CINQUIÈME ÉTAPE : RÉCEPTION DU PIED AVANT
CE QUI MONTE DOIT REDESCENDRE : LA SECONDE MOITIÉ DE LA POUSSÉE (PUSH-OFF)
La rotation des hanches est considérée comme l'étape finale avant le contact avec la cible, mais pendant que cela se produit, vous serez en l'air, sur le chemin du retour vers le sol dans la seconde moitié de la poussée.
Rappelez-vous que la première moitié de la poussée lance le corps dans deux de ces directions — horizontalement (linéaire) et verticalement (vers le haut). L'aspect horizontalement linéaire de la poussée ressemble beaucoup à la fente d'un escrimeur, propulsant le corps vers l'avant dans la direction de la cible. Intuitivement, cela fait sens. Un objet venant vers nous en ligne droite, disons un poing, transporte une certaine force avec lui, et nous allons sortir de son chemin !
Moins bien compris, cependant, est le rôle que le mouvement vertical joue dans le straight lead et comment la poussée rend ce mouvement vertical possible. Encore une fois, nous nous tournons vers la science — et, encore une fois, la science du mouvement d'un projectile. Rappelez-vous, un projectile est défini comme n'importe quel objet qui se déplace dans l'air ou à travers l'espace, sur lequel n'agit que la gravité. Rappelez-vous la trajectoire courbe d'un boulet de canon alors qu'il est tiré vers la surface de la terre par la gravité.
Pour compenser cet effet gravitationnel, nous lançons parfois des projectiles vers le haut, comme dans le cas où l'on vise un boulet de canon ou que l'on lance un javelot. Notez que plus un projectile est lancé vers le haut, moins il peut parcourir de distance horizontale...
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...couvrir. Il est donc important de trouver le lancement vertical le plus efficace pour la poussée (push-off). Dans ce cas, il s'agit d'un lancement juste légèrement vers le haut. Plus que cela, et vous sacrifierez la distance linéaire que vous êtes capable de couvrir.
Dans le cas de la poussée, votre corps est essentiellement un projectile alors que votre jambe gauche vous propulse tous les deux [vous et votre poing] dans une direction linéaire et ascendante. Pour des raisons pratiques, nous devons nous lancer légèrement vers le haut car le simple fait de se déplacer dans une direction linéaire signifierait que nous devrions glisser vers notre adversaire, et la friction du sol nous ralentirait, réduisant notre accélération et, par conséquent, notre force — sans parler de l'usure sévère de nos chaussures.
Mais la poussée sert un objectif moins évident en ce qu'elle est un moyen supplémentaire de générer de la force pour le straight lead. Si la première moitié de la poussée, le lancement, provient de Nadi et de la fente d'escrime, la seconde moitié de la poussée, la réception, trouve ses racines dans la science pugilistique à l'ancienne.
LE PAS TOMBANT (THE FALLING STEP)
Bien que vous ne trouverez pas beaucoup de citations directes de Jack Dempsey dans le Tao du Jeet Kune Do ou les Commentaires sur la Voie Martiale de Bruce Lee, l'influence de Dempsey sur le straight lead a été énorme — du poing avec le pouce vers le haut, de l'impact sur les trois articulations, de la ligne de puissance jusqu'à la réception de la main avant le pied et le pas tombant. Dans son propre exemplaire de Championship Fighting: Explosive Punching and Aggressive Defence de Dempsey, Bruce avait marqué des passages entiers qui allaient devenir des influences majeures sur le Jeet Kune Do.
L'un des principaux arguments de Dempsey était que tirer parti de la masse corporelle et de la gravité pouvait augmenter la force de frappe. Parce que tout ce qui monte doit redescendre. Et il en va de même avec la poussée : une fois que vous vous êtes lancé légèrement vers le haut, vous devez finir par redescendre. C'est le principe derrière le pas tombant.
Rappelez-vous que l'équation pour la production de force est exprimée ainsi :
force=masse×acceˊleˊration
Les coups de poing puissants sont donc le produit de la mise en « mouvement rapide » du poids de votre corps — en d'autres termes, l'accélération de la masse corporelle. Dans un passage lourdement souligné par Bruce Lee, Dempsey déclarait :
« Il y a quatre façons de mettre le poids du corps en mouvement pour frapper : (1) tomber en avant ; (2) bondir en avant ; (3) faire tourbillonner les épaules au moyen des puissants muscles du dos, assistés par le transfert du poids d'une jambe à l'autre, et (4) déferler vers le haut, comme lors de l'exécution d'uppercuts. Chaque coup de poing combine au moins deux de ces méthodes de mouvement. »
Ce que Dempsey a décrit ici sont les trois directions de mouvement discutées précédemment. Tomber en avant serait une combinaison de mouvement vertical et linéaire. Bondir en avant serait linéaire. « Tourbillonner » est un mouvement de rotation. Et « déferler vers le haut » est un mouvement dans une direction verticale.
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Dempsey argumentait que chaque coup de poing combine au moins deux de ces mouvements. Une partie de ce qui rend le straight lead si difficile est qu'il les implique tous. Je discuterai du « tourbillonnement » (whirling), ou mouvement de rotation, plus tard, mais revenons à la poussée (push-off). J'ai déjà noté que la poussée est une combinaison de « déferlement vers le haut » (surging upwards) et de « bondissement vers l'avant » (springing forward). Ce dont nous n'avons pas encore discuté est ce que Dempsey a répertorié comme la première méthode de mise en mouvement du corps, « tomber en avant » (falling forward). On pourrait dire que la première moitié de la poussée du JKD — se déplacer vers le haut et vers l'avant — est influencée par Nadi, et que la seconde moitié de la poussée — se déplacer vers le bas et vers l'avant — provient de Dempsey.
Rappelez-vous notre discussion sur le mouvement d'un projectile et la trajectoire courbe qu'un projectile doit emprunter car il subit l'action de la gravité ? Le lancement vers le haut de la poussée est la première moitié de cette trajectoire courbe. Alors qu'un projectile s'approche du sol, la seconde moitié de cette trajectoire courbe est ce que Dempsey appelait « le pas tombant » (the falling step).
Essentiellement, ce que nous faisons avec le pas tombant est de faire en sorte que la gravité travaille pour nous. Si la gravité va exercer une force sur nous de toute façon, pourquoi ne pas utiliser cette force supplémentaire et la rediriger vers notre cible ? Dempsey a dédié un chapitre entier pour illustrer le pas tombant, qu'il appelait « le mouvement gemme de la frappe directe » (the gem movement of straight punching). En fait, le pas tombant à la fin de la poussée ressemble beaucoup à la marche. Marcher est réellement une série de chutes. Vous levez un pied et vous êtes instable pendant un moment jusqu'à ce que votre pied touche le sol. La gravité est ce qui vous oblige à poser votre pied sur le sol, et si vous ne posiez pas ce pied, vous feriez beaucoup de trébuchements.
La différence entre marcher et frapper est qu'en étendant votre poing, vous concentrez une grande partie de cette force gravitationnelle vers la cible. Ainsi, l'étape suivante consiste à exploiter cette force gravitationnelle et à la canaliser dans vos coups de poing. Voir Figure 61.
Figure 61 : Le straight lead à l'impact. J'ai établi le contact avec la cible tout en étant encore en l'air. De cette façon, je redirige la traction vers le bas de la gravité dans le coup de poing et non dans le sol. Mon bras est plié juste assez pour permettre 3 à 4 pouces (7,5 à 10 cm) de traversée du coup (follow-through). C'est aussi la première partie de la réception en trois points.
REDIRIGER LA FORCE VERS LE BAS
Comme vous vous en souvenez peut-être de vos cours de physique au lycée, la vitesse d'un objet possède à la fois une magnitude et une direction. En physique, ces deux qualités sont représentées dans des diagrammes par des flèches appelées...
C'est fascinant de voir comment l'auteur décompose la biomécanique en utilisant à la fois l'escrime et la physique newtonienne. Souhaitez-vous que je poursuive avec la page suivante pour voir comment il explique l'utilisation des vecteurs pour rediriger cette force ?
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...vecteurs. Je ne veux pas entrer dans trop de détails concernant les vecteurs ici, nous allons donc nous contenter de couvrir les bases. Comme vous le savez déjà, un objet peut se déplacer le long d'une trajectoire comprenant plus d'une direction. Dans le cas de la descente lors de la poussée (push-off), nous nous déplacerions à la fois vers la cible et vers le sol. Un vecteur séparé représenterait chaque direction. La somme de deux ou plusieurs vecteurs est appelée leur résultante.
Le diagramme ci-dessous illustre comment les vecteurs représentent la direction d'un projectile. Au début de la courbe, le projectile se déplace à la fois vers le haut et horizontalement. Le vecteur diagonal est la résultante. À la fin de la courbe, le projectile se déplace à la fois vers le bas et horizontalement. Là encore, le vecteur diagonal est la résultante. Voir Figure 62.
Figure 62 : Trajectoire d'un projectile et ses vecteurs constituants.
Pour déterminer la résultante de deux vecteurs qui n'agissent pas dans la même direction ou dans des directions opposées, nous utilisons la règle du parallélogramme en appliquant ce bon vieux théorème de Pythagore exprimé ainsi :
R=V2+H2
Pour utiliser un parallélogramme, nous prenons la somme des carrés des vecteurs verticaux et horizontaux. Ensuite, nous prenons la racine carrée de cette somme, ce qui nous indique quel est le vecteur diagonal. Pour vous, génies de la géométrie, oui, c'est l'hypoténuse. Voir Figure 63.
Figure 63 : Trouver la résultante.
Assez de mathématiques ? Ne vous inquiétez pas. Il n'y aura pas d'interrogation surprise. Gardez simplement ces concepts à l'esprit lorsque vous essayez de maîtriser le straight lead. En termes de lancer de coup de poing, regardons comment les vecteurs sont impliqués. Pendant cette seconde moitié de la poussée, vous voyagez dans deux directions — linéairement vers la cible et verticalement vers le bas vers la terre. La résultante est la force que vous portez vers la cible.
Le concept de vecteurs est plus facilement compris en termes moins abstraits dans l'exemple de Dempsey d'un garçon faisant de la luge sur une pente. La luge se déplace en fait dans deux directions — vers le bas alors qu'elle est tirée vers la terre par la gravité, et linéairement. C'est parce que la pente est inclinée, en bas d'une pente. Au bas...
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...de la colline, cependant, toute cette force descendante est redirigée linéairement, et la luge se déplace avec une vitesse accrue sur un sol plat.
C'est exactement ce qui se passe lorsque nous relayons le poids de notre corps vers une cible avec le coup de poing direct (straight punch). Alors que nous revenons au sol après avoir poussé (pushing off), nous projetons également la main avant. Parce que la poussée implique un certain mouvement vertical ascendant, la réception, à son tour, implique un certain mouvement vertical descendant dû à la gravité. Cette force descendante de notre poids corporel étant tirée vers la terre par la gravité doit être transférée à la cible avant que nous ne touchions réellement le sol. En faisant cela, nous sommes capables de rediriger davantage de cette force descendante et de l'utiliser à notre avantage. Voir Figure 64.
Figure 64 : Traversée du coup (follow-through) et réception.
SIXIÈME ÉTAPE : CONTACT ET RÉTRACTATION DE LA MAIN
Dans de nombreux arts martiaux, un coup de poing se termine une fois qu'il touche la cible, mais ce n'est pas le cas en Jeet Kune Do, où la rétraction de la main est tout aussi importante que la projection de la main depuis la posture de garde. Pour comprendre pourquoi, une fois de plus, nous allons nous tourner vers les lois de la physique.
MOMENTUM ET IMPULSION
Rappelez-vous la première loi de l'inertie de Newton : un objet au repos ou en mouvement en ligne droite à une vitesse constante continuera dans cet état à moins qu'une force n'agisse sur lui. Nous définissons le momentum comme l'inertie en mouvement — un objet se déplaçant en ligne droite à une vitesse constante. L'équation pour le momentum est :
momentum=masse×vitesse
Rappelez-vous également de l'étude des vecteurs que nous définissons la vitesse (velocity) comme la rapidité (speed) et la direction. D'après l'équation du momentum, nous savons qu'un petit objet, tel qu'une balle, peut avoir un momentum énorme parce que, lorsqu'il est tiré d'un fusil, il voyage à une vitesse incroyablement élevée. Inversement, un objet large, tel qu'un rocher, peut n'avoir aucun momentum s'il est au repos. Faites rouler ce rocher le long d'une colline escarpée, cependant, et il aura pas mal de momentum en raison de sa vitesse de roulement le long de la colline.
Considérons maintenant un autre scénario dans lequel nous avons un objet dont la masse reste la même mais qui change de vitesse.
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Cela arrive tout le temps. Nous avons une balle de golf au repos. Frappez-la avec un fer cinq, et cela change sa vitesse — sa rapidité et/ou sa direction changent. Évidemment, le momentum de l'objet a changé parce que le momentum est une fonction de la vitesse.
Mais il y a autre chose que nous pourrions vouloir mesurer — le temps qu'il faut pour provoquer un changement de momentum. Et qu'est-ce qui cause un changement de momentum ? Rappelez-vous que le momentum est un état d'inertie, et pour vaincre l'inertie, nous devons appliquer une force. Le produit de la force et du temps pendant lequel cette force est appliquée à un objet est appelé l'impulsion. Mathématiquement, cela s'exprime ainsi :
impulsion=force×temps
Une chose à considérer lors de la discussion sur l'impulsion est que la même impulsion est toujours requise pour amener un objet au repos (diminuer le momentum). Ce qui peut varier, cependant, sont la force et le temps. Considérons la différence entre "rouler" avec un coup de poing et courir dedans. Lorsque nous roulons avec un coup de poing, nous augmentons le temps pendant lequel la force est appliquée, et par conséquent, la force ou l'impact est diminué. Si nous courons dans un coup de poing, le temps qu'il faut pour changer le momentum de ce poing à zéro avec notre visage est considérablement réduit. Par conséquent, d'après l'équation, nous savons que la force est augmentée. C'est pourquoi nous roulons loin des coups de poing au lieu de courir dedans.
Essayons un autre exemple. Considérez la différence entre des gants de combat et des gants d'entraînement. Nous savons tous que nous préférerions faire face à quelqu'un portant des gants d'entraînement. Nous ressentons moins les coups de nos adversaires. Pourquoi ? Les gants d'entraînement sont plus lourdement rembourrés que les gants de combat. Le rembourrage supplémentaire prolonge la durée de temps qu'il faut à notre visage pour arrêter un coup de poing. Ce poing doit se frayer un chemin à travers tout ce rembourrage en premier. Plus de temps signifie moins de force. Si nous faisons face à des gants de combat, cependant, nous n'avons pas cette protection supplémentaire. Un gant plus rigide signifie un temps d'impact moindre. Notre visage amène ce poing à un arrêt instantanément. Pas joli.
LE SNAP ET LE JKD
Alors, qu'est-ce que tout cela a à voir avec l'étape finale pour lancer un straight lead ? Rétracter la main est évidemment important parce que cela nous ramène en position pour lancer le coup suivant. Mais ce qui n'est pas communément compris est comment la façon dont vous rétractez cette main peut grandement contribuer aux dommages que vous causez.
D'après notre discussion sur l'impulsion, vous savez déjà que la force de votre poing sera beaucoup plus grande quand le temps de contact avec une cible est très court. Le momentum de votre poing est diminué considérablement lorsque vous frappez, par exemple, une patte d'ours. Et moins il y a de temps où votre poing est en contact avec cette patte d'ours, plus la force d'impact est grande. Un exemple similaire est celui de rattraper une balle de baseball. Si vous avancez votre main pour rencontrer la balle, cela va faire beaucoup plus mal que si vous déplacez votre main vers l'arrière alors que votre gant entre en contact avec la balle. L'impulsion requise pour diminuer le momentum de la balle de baseball reste la même. Mais augmenter le temps où la force de la balle est appliquée à votre gant diminue la force.
Maintenant, rappelez-vous que jusqu'à présent nous avons discuté d'amener des objets en mouvement au repos en diminuant le momentum. Rappelez-vous aussi que...
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La vitesse est déterminée à la fois par la rapidité et la direction. Que se passerait-il si vous changiez réellement la direction de votre poing en rebondissant sur la patte d’ours et en rétractant la main ?
En changeant la direction de votre main, vous augmentez en réalité l’impulsion, augmentant ainsi la force requise pour changer de direction. Pensez-y. Arrêter votre poing nécessite une certaine impulsion. Changer de direction après avoir arrêté votre poing nécessite en fait une impulsion supplémentaire. Et si le temps de contact, ou le temps pendant lequel vous appliquez la force, est maintenu à un minimum, la force à l’impact sera encore plus grande.
C'est pourquoi Bruce a toujours souligné l'importance de la "vivacité" (snappiness) des coups de poing et des coups de pied. Ce n'est pas seulement que le fait de ramener vivement votre main dans la posture vous met en meilleure position pour lancer le coup suivant. C'est le cas. Mais claquer (snapping) à la fin d'un coup de poing vous permet de rétracter votre hand plus rapidement, en vous permettant de claquer ou de rebondir, et rebondir sur une cible, en raison de ce que nous savons de l'impulsion, donnera beaucoup plus de force à vos coups de poing.
Cela ne veut pas dire que vous ne "traversez" pas la cible comme discuté dans la section précédente sur la prise de contact avec la cible. Pénétrer la cible est une partie très importante pour causer des dommages avec le straight lead. Comme Bruce l'a écrit : « Tous les coups de poing devraient se terminer par un claquement (snap) plusieurs pouces derrière la cible. Ainsi, vous frappez à travers l'adversaire tout en terminant le coup par un snap. »
Vous devez traverser la cible. Mais nos bras n'ont qu'une certaine longueur. À un moment donné, vous devrez diminuer votre momentum pour arrêter votre main. Plus vite vous inversez la direction et ramenez votre main après qu'elle se soit arrêtée, cependant, plus l'impact est puissant par rapport à l'impact si vous laissiez simplement votre main pendre là et que vous la rétractiez ensuite lentement. Claquer (snapping) vos coups de poing est la différence entre un coup dévastateur et une poussée inoffensive.
LA MÉCANIQUE DE RÉTRACTATION DE LA MAIN
Nous savons que minimiser le temps de contact avec une cible et ensuite rétracter la main rapidement augmente considérablement la force. Mais comment s'y prendre pour faire cela ?
L'une des erreurs les plus courantes lorsqu'il s'agit de rétracter est de laisser tomber la main une fois qu'elle a frappé la cible. La raison pour laquelle nous ne voulons pas faire cela est simple. La distance la plus courte entre deux points est une ligne droite. En boxe, Edwin Haislet soulignait : « Le bras doit voyager en ligne droite et revenir en ligne droite. » Si nous laissons tomber notre main, nous nous déplaçons en réalité dans un mouvement circulaire, et cela nous ralentit. La main devra parcourir une distance plus longue pour revenir en position. Non seulement vous perdrez le snap qui vient du fait de claquer votre main en ligne droite, mais vous perdrez aussi un temps précieux. Vous ne serez jamais capable de tirer des doubles et triples jabs efficaces de cette façon. Vous ne serez pas non plus prêt à décocher n'importe quel coup si vous êtes toujours hors de position à cause d'une rétractation lente.
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N'oubliez pas, tout commence et se termine avec la garde. Vous voulez revenir aussi vite que possible en position de garde (on-guard). Au besoin, votre main droite devrait se rétracter plus vite qu'elle ne s'élance.
Laisser tomber la main sur son chemin de retour vers la position de garde réduit également de manière significative l'efficacité de votre coup à l'impact. Au lieu de diriger toute votre force vers et à travers la cible, vous glisserez sur la patte d'ours. D'où le nom de patte d'ours (focus mitt). Vous voulez concentrer toute votre puissance vers la cible. Vous dissipez une partie de cette force lorsque vous laissez tomber votre main. Glisser sur la patte d'ours fragmente cette force et augmente le temps de contact avec la cible, ce qui, comme vous vous en souviendrez de la discussion sur l'impulsion, diminue les dommages que votre coup causera.
La deuxième erreur la plus courante commise lors du retour en position est analogue aux pièges du "coup de poing de bras" (arm punching). Rappelez-vous la chaîne cinétique. Vous serez beaucoup plus rapide et moins fatigué si vous évitez de surcharger une seule partie du corps. Un problème très courant est l'échec de la rotation des hanches lors de la rétractation de la main. Si votre bras couvre seulement la moitié de la distance et que vos hanches en rotation couvrent l'autre moitié, vous serez deux fois plus rapide que si vous ne déplaciez que votre bras.
LA RÉCEPTION EN TROIS POINTS
La dernière étape de l'exécution du straight lead est ce que Ted Wong appelle la réception en trois points. Croyez-le ou non, s'il y a un segment du straight lead qui pourrait être qualifié d'"facile", c'est celui-ci, car si vous avez effectué toutes les autres étapes parfaitement et dans leur séquence correcte, cette étape finale devrait littéralement se mettre en place toute seule.
Le premier point de la réception en trois points devrait être votre poing sur la cible. Vous ne voulez jamais que le pied avant ou arrière touche le sol avant que votre main n'atteigne la cible. Pourquoi ? Rappelez-vous, d'après la discussion sur les vecteurs et le mouvement d'un projectile, que vous voulez tirer parti de la force gravitationnelle descendante agissant sur la masse de votre corps. Rappelez-vous également l'explication de Dempsey sur la redirection de la luge horizontalement au bas de la pente.
Ce que vous faites en frappant la cible avant que votre pied avant ne touche le sol, c'est tirer parti de la seconde moitié, descendante, du mouvement de projectile et rediriger la force de votre poids corporel vers la cible. Si votre pied atterrit avant que vous ne frappiez la cible, toute cette force va dans le sol et est gaspillée.
Concernant la mécanique de la réception du pied avant, vous voudrez atterrir d'abord sur le talon et laisser ensuite le reste du pied toucher le sol. Ceci afin d'assurer une réception stable. Atterrir sur les orteils, par exemple, entraînera une perte d'équilibre. Encore une fois, nous voulons maintenir cette énergie potentielle sur la partie intérieure des deux jambes, ce qui permet un mouvement plus rapide et plus explosif. Voir Figure 65.
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Figure 65 : Pour un maximum de stabilité et de contrôle, la réception commence par le contact du talon avant au sol. C'est la deuxième partie de la réception en trois points.
Figure 66 : Troisième partie de la réception en trois points : contact du pied arrière au sol.
La réception du pied arrière est le dernier des trois points. Après avoir initié la poussée (push-off), la jambe gauche s'accorde un repos bien mérité et se laisse simplement porter. La main touche la cible, le pied avant pose le talon en premier au sol, et le pied arrière suit. À mesure que votre main se rétracte et que votre pied avant se pose, le pied arrière complète le retour à la position de garde (on-guard). À la fin du coup de poing, vous devriez être de retour exactement dans votre posture, les pieds légèrement plus larges que la largeur des épaules, sans aucun ajustement, aussi petit soit-il, nécessaire pour décocher un autre direct parfait. Voir Figure 66.
LE GAINAGE (DRAWING IN)
Si vous avez passé du temps dans une salle de sport récemment, vous savez qu'on parle beaucoup ces jours-ci de quelque chose appelé « l'entraînement du tronc » (core training). Le tronc (core) se réfère à cette partie du corps qui inclut tout sauf les bras et les jambes. En termes anatomiques, nous appelons cela le complexe lombo-pelvien-hanche.
Le tronc comprend deux ensembles de muscles. Le premier groupe constitue le système de mouvement et comprend les muscles superficiels qui aident à bouger les côtes, les bras et les jambes. Ces muscles incluent le grand dorsal (latissimus dorsi), les muscles érecteurs du rachis (erector spinae), l'iliopsoas, les ischio-jambiers (hamstrings), les adducteurs, le grand droit de l'abdomen (rectus abdominus) et les obliques externes.
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Le second groupe consiste en des stabilisateurs. Ce sont des muscles profonds qui connectent les vertèbres de la colonne lombaire, le pelvis et le sacrum, et incluent le transverse de l'abdomen, l'oblique interne, le multifidus lombaire, les muscles du plancher pelvien et le diaphragme. Ces muscles ne produisent pas réellement de mouvement, mais tout mouvement nécessite leur recrutement.
Et cela nous ramène à la discussion précédente sur la sensation corporelle. Vous ne pouvez pas réellement voir l'activation de la musculature profonde du tronc. Vous devez la ressentir. Les entraîneurs appellent cela la manœuvre de « gainage » (drawing-in). Vous trouverez des références à celle-ci dans de nombreux livres d'instruction sportive. Des études ont montré que chez les personnes en bonne santé, l'activation de la musculature profonde du tronc se produit entre 30 et 110 millisecondes avant l'activité musculaire externe. Des swings de golf et services de tennis aux développés couchés et tractions à la poulie haute (lat pull-downs), l'activation des muscles profonds est nécessaire pour une production de force efficace. Le straight lead ne fait pas exception.
Encore une fois, c'est quelque chose que vous ne pouvez pas voir. Dans les termes les plus simples, vous pourriez décrire le « gainage » comme une légère crispation des muscles de la zone abdominale juste avant de faire un mouvement.
Pour le pratiquer, prenez une profonde inspiration. Cela active le diaphragme, qui travaille en synergie avec le transverse de l'abdomen. Votre cage thoracique ne doit pas être soulevée. Expirez. Maintenant, rentrez votre nombril, mais ne « sucez » pas votre ventre. Le gainage est une activation musculaire beaucoup plus subtile que de rentrer son ventre, et cela ne devrait pas donner l'impression que vous le rentrez. Vous devriez être capable de faire cela sans mouvement du tronc, des épaules, de la tête ou de la colonne vertébrale. Rappelez-vous que vous préparez votre corps au mouvement en stabilisant votre tronc. Ceci est accompli par le gainage, qui active le grand droit de l'abdomen et les obliques externes.
L'activation du tronc est impérative, car elle est le fondement de tout mouvement. Même si le système de mouvement — bras et jambes — est capable de produire une force en isolation, la production de force globale sera grandement diminuée sans une solide fondation du tronc, car c'est le tronc qui fournit la stabilité interne. C'est la fondation stable sur laquelle le système de mouvement est construit.
Sur une note plus importante, un tronc solide conduit à moins de blessures. Si le tronc n'est pas adéquatement activé avant le système de mouvement, la colonne vertébrale n'est pas stabilisée, la laissant vulnérable aux forces agissant sur les disques intervertébraux et les articulations. Un tronc faible et/ou l'échec à activer les muscles du tronc sont des causes majeures de blessures au dos.
Encore une fois, vous avez besoin de ressentir la manœuvre de gainage. Le gainage, soit dit en passant, est très étroitement lié à votre état mental. Cette préparation de votre corps juste avant de tirer le direct devrait être en synchronisation avec votre préparation mentale. Chaque fois que vous lancez un coup de poing, vous devriez ressentir cette tension dans votre zone abdominale juste avant de le faire. Pour lancer un direct dur et rapide, vous devez d'abord stabiliser le tronc.
« LE DERNIER MOMENT D'ACCÉLÉRATION »
En discutant de la séquence de la mécanique du straight lead, j'ai digressé pour expliquer la physique et la biomécanique sous-jacentes.
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de chaque étape et pourquoi elles ont été placées dans cet ordre particulier. Alors, revoyons la séquence une fois de plus.
Les étapes mécaniques du straight lead se produisent dans cet ordre particulier avec l'objectif de culminer par la plus grande accélération possible de la main au point d'impact. Voir Figures 67 à 72.
Figure 67 : Position de départ depuis la posture (stance). Il y a une inclinaison subtile vers l'avant pour tricher sur l'inertie. Le talon gauche est soulevé et la posture est légèrement ouverte juste avant le lancement du direct.
Figure 68 : La main initie parce qu'elle se déplacera toujours plus vite que — et atteindra la cible avant — n'importe quelle autre partie du corps. Le reste du corps rattrapera son retard. Ici, ma main avant a déjà avancé, mais mes pieds n'ont pas encore parcouru de terrain.
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Figure 69 : La poussée (push-off) propulsera votre corps entier dans une direction verticale et linéaire, vous permettant de couvrir de la distance. La composante verticale vous permet de tirer également parti de la force gravitationnelle descendante.
Figure 70 : Le contact avec la cible devrait permettre 7,5 à 10 cm (3-4 inches) de traversée (follow-through) derrière la cible pour un levier optimal. Le contact doit être sec (snappy) — et non poussé (pushy) — pour minimiser le temps d'impact et maximiser la force.
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Figure 71 : Le pied avant n'atterrit qu'après que la main a touché la cible, de sorte que les forces gravitationnelles soient redirigées vers la cible et non gaspillées par leur direction vers le sol. Juste avant le contact, la rotation des hanches et l'extension de l'épaule ajoutent une accélération supplémentaire pour compenser l'attraction de la gravité sur la masse corporelle.
Figure 72 : La réception du pied arrière suit naturellement la réception du pied avant, tandis que la main se rétracte le long du même chemin rectiligne par lequel elle est venue. Cela accélère le retour à la position de garde (on-guard), facilitant l'initiation de coups de suivi.
RESTER AVEC LE DIRECT (STAYING WITH THE STRAIGHT)
La séquence du direct peut être extrêmement frustrante à maîtriser, et par moments, peut sembler ne pas en valoir la peine. Mais les récompenses en valent largement l'effort, car le direct du bras avant (lead jab) en JKD possède une fondation ancrée dans une riche histoire de la science du combat et dans les lois solides de la physique.
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Encore une fois, le straight lead a évolué sur des milliers d'années. Ne sautez pas d'étapes et ne vous contentez pas d'une forme ou d'une technique négligée. Il y a des raisons scientifiques pour ces étapes. Une fois que vous aurez développé un certain degré de compétence pour les exécuter, leurs avantages se révéleront d'eux-mêmes à vous.
Oui, vous serez frustré. Par moments, vous pourriez vous demander si vous ne vous perdez pas dans les détails techniques. Mais gardez à l'esprit que le direct droit de JKD correctement exécuté est un mariage sans faille entre physicalité et science et une sorte de perfection qui vaut la peine d'être recherchée.
NOTES
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Bruce Lee, éd. John Little, Jeet Kune Do: Bruce Lee's Commentaries on the Martial Way (Boston: Tuttle Publishing, 1997), p. 213.
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Ibid., p. 211.
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Ibid., p. 253. Selon Bruce : La première exigence à l'avance est :
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Moment psychologique
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La main bouge avant le pied Votre corps ne doit pas être en dépassement (overreached).
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Aldo Nadi, On Fencing, (Bangor, ME: Laureate Press, 1994), p. 89.
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Bruce Lee, Tao of Jeet Kune Do (Santa Clarita, CA, Ohara Publications, Inc., 1975), p. 97.
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Lee, éd. John Little, Jeet Kune Do: Bruce Lee's Commentaries on the Martial Way, p. 253.
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Jack Dempsey, Championship Fighting: Explosive Punching and Aggressive Defence (New York: Prentice Hall, Inc., 1950), pp. 33, 48. L'accent mis par Bruce sur les coups de poing non télégraphiés est du bon sens mais semble avoir été fortement influencé par Dempsey, ainsi que par Haislet. Le passage suivant sur le fait d'être non télégraphié a été souligné dans le propre exemplaire du livre de Dempsey appartenant à Bruce :
« Apprenez maintenant et rappelez-vous toujours qu'en combat vous ne pouvez pas vous permettre de donner à votre corps le luxe d'un mouvement préliminaire ou préparatoire inutile avant de décocher un coup de poing. En premier lieu, votre cible peut n'être ouverte que pendant une fraction de seconde, et vous devez profiter de cette ouverture comme un éclair. Deuxièmement, les mouvements préliminaires sont des traîtres qui révèlent — des "indices" (telltales) — qui trahissent sournoisement votre prochaine action à votre adversaire. » Et : « Ne retirez pas votre bras — ne le "charmez" (cock) pas — la main gauche [avant] détendue dans un mouvement préparatoire qui, espérez-vous, donnera plus de peps au coup de poing. Ne faites pas cela ! »